Selon Statistique
Canada, un canadien sur sept poursuivant des études supérieures abandonnera
avant d’avoir obtenu son diplôme, souvent même la première année. Ces échecs trouvent
souvent source dans les difficultés financières qui perturbent et pénalisent
les étudiants. Voici quelques
conseils pour financer en partie vos études sans que vos résultats académiques en pâtissent.
Vous voulez vous consacrer entièrement à vos études mais
vous n’en avez pas les moyens ? Vous devez avant tout examiner le nombre de
cours que vous voulez suivre afin de savoir combien d’heures de travail vous
pouvez investir. Quels sont vos besoins, vos disponibilités ? Aurez-vous
le temps et l’énergie de partir gagner votre vie en rentrant d’un examen ?
Mais gare aux résultats si votre activité parallèle prend le dessus. Une grande majorité d’étudiants choisissent
de ne travailler qu’un nombre limité d’heures afin d’éviter de
bouleverser leur emploi du temps.
Car la solution réside dans l’organisation, dans la gestion de vos priorités. Établissez un planning intégral des heures
nécessaires à vos études et examinez quels emplois pourraient vous correspondre.
Limitez vos heures de travail ou
bien suivez moins de cours qu’à l’accoutumée. L’organisation demande des
sacrifices. Les conseillers
universitaires recommandent généralement à leurs élèves de ne réserver pas
plus de quinze heures par semaine à leur travail afin de poursuivre leurs
études à temps plein. Le choix de l’emploi reste donc crucial, car il définit
les termes de la cohabitation études-emploi.
Certains cherchent des postes dans des entreprises qu’ils
voudraient éventuellement intégrer, dans leur secteur de prédilection ou d’études. Ces postes sont très prisés,
et les étudiants de premier cycle sont doublés par les stagiaires.
D’autres recherchent un emploi à temps partiel dans un secteur qui offre une quantité limitée
mais suffisante d’heures de travail. Restaurants, magasins, centres de service
à la clientèle … Ces jobs sont parfois pénibles et la majorité des salaires stagnent souvent au minimum
légal provincial.
Pour autant, toutes les jobs ne sont pas désagréables, elles
peuvent aussi se montrer très enrichissantes. En obtenant un certificat comme
le TFSOL, vous pouvez enseigner le français aux immigrés nouvellement arrivés
sur le territoire, et avec un minimum de formation vous pouvez devenir
instructeur au YMCA ou préposé aux bénéficiaires à l’hôpital. Les municipalités
cherchent également à pourvoir des postes dans des bibliothèques, parcs,
piscines, surtout pendant l’été.
Finalement, les universités
offrent les meilleures jobs pour étudiants. Elles initient les élèves au monde du
travail tout en les maintenant dans la sphère académique. Tout au long de
l’année scolaire, les établissements embauchent assistants, secrétaires,
traducteurs, infirmiers,... Ces postes sont en partie réservés aux étudiants à situation financière
précaire. Taillés pour s’emboiter parfaitement au mode de vie universitaire,
ces emplois ne restent jamais vacants
longtemps.